Prendre le temps, ne penser à rien, juste vivre !

Depuis quelques mois, les rayons de nos librairies se garnissent de « nouveaux » livres dédiés au bonheur pronant un mode de vie Slow life. Ces livres intitulés de noms étrangers développent un art de vivre ayant pour but de nous aider à être plus heureux dans nos vies modernes. Vous avez peut-être déjà entendu parler de ces courants venant de l’étranger comme le Hygge ou le Lykke (du Danemark), le Lagom (de Suède), le Coorie (d’Ecosse), le Niksen (des Pays Bas), le Wabi-Sabi (du Japon),…

Le Hygge est caractéristique d'un mode de vie slow life

Ces livres nous partagent leur recette du bonheur à travers non pas, une réussite personnelle ou une quête vers un gros salaire permettant d’accéder au luxe, mais par un bonheur accessible grâce à de petites habitudes gratuites, toutes simples du quotidien et accessibles à tous comme par exemple, prendre le temps d’aller en nature. On retrouve des moments simples comme écouter le chant des oiseaux, passer du temps en famille ou avec ses amis autour d’un feu, cuisiner, etc.

Pour moi toutes ces recettes ont ce point commun de prôner une slow life.

Voyons ce qu’est la Slow life selon la définition que l’on retrouve dans le dictionnaire. Je partagerai ma vision de ce que signifie pour moi, la Slow life, un mode de vie emprunté au passé. Et enfin je vous dirais où j’en suis aujourd’hui dans cette pratique.

Définition de la Slow life sur internet

Voici la définition que l’on trouve sur wikipédia (lien ici)

« Le mouvement « doux » (angl. slow movement, appelé aussi slow attitude) prône une transition culturelle vers le ralentissement de notre rythme de vie, l’adoucissement des pressions modernes et l’appréciation des choses simples. »

Cette définition me convient tout à fait. L’idée de douceur surtout plus encore que de lenteur. Mais la suite de la définition me laisse perplexe :

« Il s’oppose à un nombre de tendances qu’a vues naître le xxe siècle telles que la restauration rapide (et donc la malbouffe), le tourisme de masse, l’hyperconnexion, la consommation démesurée… Le mouvement embrasse un nombre de priorités au-delà de son sens de base, notamment l’amoindrissement de notre impact sur l’environnement et la simplicité dans un monde de plus en plus complexe.

La protestation lancée par Carlo Petrini contre l’ouverture d’un McDonald’s à la Piazza di SpagnaRome en 1986 marqua le début du mouvement dans le domaine de l’alimentation. Au cours des années, le mouvement est devenu une contre-culture dans d’autres domaines, par exemple l’urbanisme ou la mode, voire le sexe. »

Sur Wikipedia on parle de Carlo Petrini (journaliste, sociologue, homme politique, etc.) et de son mouvement militantisme protestant contre la fast food ou la fast living, comme le tourisme de masse, l’hyperconnexion, la consommation démesurée, etc.

Mon sentiment devant cette définition

En fait, toute cette dernière définition ne me parle pas. Je n’adhère pas à ce courant en opposition au système.

Tous nos choix avec mon épouse sont faits selon nos convictions, nos valeurs et nos besoins personnels. Un mode de vie n’est selon nous pas meilleur qu’un autre mais juste adapté ou non à notre situation à un instant T.

Je ne pense pas que l’on fera changer les choses en se mettant en guerre contre telle ou telle chose. J’imagine plutôt une réussite face à ce système par la sensibilisation, en donnant envie. Pour qu’un changement soit durable, il doit venir du cœur, de convictions personnelles et non d’une pression extérieure. De là, les gens se désintéresseront de certaines pratiques pour aller vers une autre, c’est ainsi que l’homme a évolué depuis des siècles. Espérons que cette fois son regard se porte sur des pratiques qui visent la paix, le bonheur et l’amour.

Ce mode de vie slow life nous attire par le bien-être qu’il nous procure intérieurement. Il est né de notre expérience personnelle. Personne ne nous l’a imposé ! Nous l’avons juste essayé et avons décidé de l’adopter par choix et en pleine conscience. Voilà pourquoi nous essayons de le mettre au maximum dans notre quotidien depuis cette prise de conscience. Nous ne voulons en aucun cas manifester une forme d’opposition à un mode de vie actuel (que nous pratiquions allégrement il y a encore quelques années).

Que représente la slow life pour moi ?

Ma définition se résume ainsi, en un mot : Vivre !

Vivre pleinement et intensément chaque instant.
Vivre une vie douce, à son rythme, sans pression, sans stress. Une vie qui a du sens, une vie qui vaut la peine d’être vécue.

Vous savez cette vie dont on parle souvent avec le fameux : “j’aimerais me lever le matin, regarder en arrière et pouvoir être fier de ce que j’ai accompli”.

Vivre en mode Slow life me permettrait enfin d’avoir une vie en totale adéquation avec mes valeurs :

NATURE

Selon moi toujours, la slow life a forcément un lien avec la nature. Il me faut un lieu où je peux respirer à plein poumon de l’air pur et frais. Un endroit qui me ressource et me rappelle de vivre l’instant présent, juste l’instant dans lequel je peux me retrouver sans aucune autre pensée négative et où je peux me déconnecter pour me recentrer.

Vivre en mode slow life permet de se ressourcer et de se reconnecter à soi-même

RESPECT

La slow life est aussi pour moi une vie douce, sans pression, sans stress, qui respecte le rythme et les besoins propre à chacun, en fonction de son âge, mais aussi en fonction de nos compétences, nos capacités physiques, mentales ou intellectuelles. Un mode de vie où tout le monde a sa place et est respecté pour ce qu’il est, sans jugement ni compétition.

Cette slow life doit se ponctuer de moments calmes, d’instants de quiétude et de sérénité. Pour se retrouver avec soi-même, dans le silence, dans la nature ou au coin de la cheminée avec un bon livre.

AUTHENTICITE

C’est aussi faire des choses simples, des choses vraies, des choses qui ont du sens. Ca doit être aussi simple que de prendre du temps pour cuisiner des produits frais venant du potager ou du maraîcher, ou encore de couper du bois, de faire un feu, de jouer à un jeu de société en famille ou d’observer les oiseaux dans mes jumelles, etc.

C’est aussi bricoler, s’affairer à de l’artisanat, créer de ses mains. Des moments laissant place à la créativité, au travail de matières nobles telles que le bois ou l’argile, etc.

Une vie « made in home » ou « made in love » où l’on cuisine soi-même, seul ou en famille (c’est encore mieux), où l’on crée de ses mains.

Des activités à pratiquer au son d’une musique que l’on écoute ou que l’on joue soi même. Une musique reposante, qui nous fait vibrer, qui nous fait du bien et qui inspire.

PARTAGE

C’est aussi partager des moments avec nos proches, penser à eux en leur confectionnant des petits présents ou en les invitant un soir autour du feu pour un repas convivial, en toute simplicité. Pas de petits plats dans les grands.

Une vie épanouissante où l’on se sent grandir jour après jour, où l’on s’enrichi de nos partages avec les autres.

Une journée slow life est pour moi une journée où j’ai appris, où j’ai expérimenté, où je me suis ressourcé et reconnecté avec moi même.

AMOUR

Une vie où chaque journée passée donne un sentiment de gratitude profond pour ces moments de petits bonheurs que l’on prend plaisir à savourer.

La slow life doit permettre à chacun de partager des moments de pur bonheur.

Malheureusement, nous avons tous cette fâcheuse tendance à oublier trop rapidement que des choses simples comme se lever chaque matin en bonne santé, dormir chez soi, passer une soirée en famille peuvent devenir des moments précieux et rares si par malheur on se retrouve à l’hôpital, loin des siens ou tout simplement coucher au lit avec un mal de tête qui dure.

C’est dans ces moments-là que l’on réalise

la richesse de tous ces petits bonheurs aux allures banales mais qui sont en réalité de vrais cadeaux qui contribuent à faire de notre vie, une vie plus belle chaque jour.

Apprendre à voir l’essentiel, mettre ses lunettes du positif : Un apprentissage de tous les jours pour certain, un don à entretenir pour d’autre.

La Slow life : un mode de vie emprunté à nos ancêtres

DANS LE PASSE

Jadis, on ne se posait même pas la question de savoir si on allait acheter un repas tout fait ou quel restaurant on allait choisir ou quel repas à emporter on allait prendre ; on cuisinait, c’est tout ! On se contentait de choses simples, on bricolait, réparait, raccommodait, jardinait, etc. C’était comme ça, on n’avait pas d’autres options.

Ce style de vie pour moi, correspond à la « slow life », un peu en mode « famille Ingalls » de la Petite maison dans la prairie, vous vous souvenez ? Un mode de vie non pas nouveau ni à la mode mais tout simplement un mode de vie emprunté au passé.

AUJOURD’HUI

Une manière de vivre qui fait marche arrière en contradiction de nos sociétés modernes de consommation où tout nous pousse au toujours plus vite (TGV, téléphone ou pc plus rapide, robot multifonction toujours plus efficace, …). Ce monde où rapidité rime avec efficacité et rentabilité.

Un monde dans lequel je n’aime plus courir, car il est épuisant et usant tant physiquement que moralement. Je constate qu’au final rien de tout cela ne me rend heureux ni en meilleure santé.

Où en suis-je, moi, au quotidien, de ce mode Slow life ?

Honnêtement ? Je tends à vivre ainsi au maximum, mais malheureusement, ce n’est pas encore mon quotidien pour le moment. Mais j’aspire un jour d’y arriver !

Mon quotidien commence chaque jour quand je suis dans le métro en direction de mon travail où je suis très loin de cette slow life, de même lorsque je me retrouve dans les embouteillage à 10 min de chez moi à cause d’un accident sur l’autoroute. Difficile parfois d’avoir cet état d’esprit !

Lorsque je suis dans la masse de l’agitation, d’une part je dois m’adapter car si je ne le fais pas c’est la bousculade assurée. On est vite malmené, on devient stressé et on stresse les autres qui n’avancent pas au même rythme. Je le vis à chaque retour de vacances où je sens, par exemple, que ma conduite a changé pendant les 3 semaines loin de Paris, je suis plus cool, pas assez « nerveux » pour une conduite à la parisienne. Il me faut toujours un temps d’adaptation dans un sens comme dans l’autre.

J’ai hâte, mais tellement hâte, du jour où je n’aurai plus à vivre cela.

Si je devais finalement, résumer ce qu’est, pour moi, la slow life, c’est « vivre » tout simplement et non survivre.

Et vous le mode de vie slow life, ça vous parle ? Vous le vivez comment : à 100 %, pas du tout ou qu’en vacances ?

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