Après avoir fait l’inventaire de ce qui est déjà là, il était naturel de s’intéresser aux flux…
Quand on parle d’autosuffisance familiale, l’eau arrive souvent très vite dans les discussions :
récupération d’eau de pluie, citernes, bassins, systèmes d’arrosage, forages…
Mais avant de chercher à capter ou stocker l’eau, j’ai choisi de commencer par une étape plus simple — et souvent négligée :
observer où elle va déjà.
💧 Pourquoi l’eau est le premier flux à comprendre
L’eau ne se laisse pas dompter facilement.
Elle suit la pente, le sol, les obstacles, la météo.
Contrairement à d’autres ressources, elle est :
- mouvante
- imprévisible
- parfois abondante, parfois absente
Comprendre ses trajectoires naturelles permet d’éviter de lutter contre elle… et de s’appuyer sur ce qu’elle fait déjà.
🌧️ Observer l’eau quand elle tombe
L’un des moments les plus instructifs est aussi l’un des plus simples :
regarder le terrain quand il pleut.
C’est à ce moment-là que l’on découvre :
- où l’eau stagne
- où elle ruisselle rapidement
- où elle s’infiltre
- quels chemins elle emprunte naturellement
Ces observations disent beaucoup plus que n’importe quel plan théorique.
🏡 Les bâtiments et les surfaces imperméables
Les toitures, les chemins, les zones compactées jouent un rôle important dans la circulation de l’eau.
Avant d’imaginer des systèmes complexes, il est utile de se demander :
- où tombe l’eau des toits ?
- où pourrait-elle aller sans pompe ?
- quelles surfaces accélèrent son écoulement ?
Souvent, de petites adaptations suffisent à orienter l’eau là où elle est utile.
🌱 Le sol : allié ou obstacle
Tous les sols ne réagissent pas de la même manière.
Certains absorbent rapidement.
D’autres saturent et ruissellent.
Observer :
- la texture du sol
- son comportement après la pluie
- la présence de zones toujours humides ou toujours sèches
permet de comprendre où l’eau nourrit déjà le vivant… et où elle se perd.
🧠 Pourquoi je n’ai encore rien modifié
À ce stade du défi, je n’ai encore rien creusé, rien installé, rien redirigé.
Ce n’est pas par hésitation, mais par choix.
Comprendre les flux demande du temps, parfois une saison complète.
Agir trop tôt, c’est souvent corriger des choses qui n’étaient pas des problèmes.
🌿 Ce que cette observation va permettre ensuite
Cette phase prépare des décisions futures plus justes :
- emplacement d’un potager
- orientation de cultures
- récupération d’eau de pluie
- création éventuelle d’une mare ou de zones humides
Mais chaque chose viendra en son temps.
🌱 Pour la suite
Dans le prochain article, je commencerai à relier ces observations à une question concrète :
où produire en priorité, avec le minimum d’effort et de ressources ?
Parce qu’une bonne implantation vaut souvent mieux qu’un système complexe.
Vous pouvez retrouver l’ensemble des articles et suivre l’évolution du projet sur la page du Défi Autosuffisance 2026.
À bientôt,
Stéphane


