Carnet posé sur une table en bois avec vue sur un jardin d’hiver, symbole d’un défi familial pas à pas

Pourquoi chaque petit pas compte (même quand on ne voit pas encore le “grand” résultat)

Carnet posé sur une table en bois avec vue sur un jardin d’hiver, symbole d’un défi familial pas à pas

Depuis le début de ce Défi « Autosuffisance familiale 2026 », j’essaie de poser des bases solides, une à une.
Si tu suis la série, tu l’as vu : je préfère comprendre avant d’agir, et avancer avec une logique simple, compatible avec une vie de famille.

J’ai commencé par expliquer pourquoi je choisis d’observer plutôt que produire dès le départ (observer plutôt que produire).
Puis j’ai fait l’exercice de l’inventaire avant d’ajouter (faire l’inventaire avant d’ajouter).
Je me suis ensuite attaqué à un sujet qu’on sous-estime souvent : comprendre où va l’eau ici, avant de vouloir la capter (comprendre où va l’eau avant d’agir).
Et j’ai aussi posé une limite claire : je ne cherche pas l’autosuffisance totale (pourquoi je ne vise pas l’autosuffisance totale).

Aujourd’hui, je veux aborder un autre point, moins “technique”, mais tout aussi central :
👉 comment continuer quand les résultats semblent encore petits, quand rien n’est spectaculaire, quand on avance lentement.

Parce que c’est souvent là que beaucoup de projets s’arrêtent. Pas par manque d’envie… mais par manque de visibilité.

Et moi, justement, je veux construire quelque chose de durable. Pas un feu de paille.

(Si tu découvres le projet maintenant, tu peux retrouver le fil complet sur la page : Défi Autosuffisance 2026.)

🌱 Les petits pas qu’on ne remarque pas tout de suite

Quand on se lance dans un projet d’autosuffisance, on imagine facilement une progression “logique” : on fait des choses → on voit des résultats.

Dans la réalité, le début ressemble plutôt à ça :

  • on observe,
  • on réfléchit,
  • on note,
  • on hésite,
  • on ajuste,
  • et on avance par petites touches.

De l’extérieur, ça peut donner l’impression que “rien ne se passe”.
Mais en vrai, quelque chose se construit : la base.

Ces petits pas invisibles évitent les erreurs coûteuses plus tard.
Ils permettent d’agir avec plus de cohérence, plutôt que dans l’urgence ou l’excitation du départ.

Et je commence à comprendre que ce sont ces étapes discrètes qui rendent le projet solide… parce qu’elles s’enracinent dans le réel.

🌿 La transformation invisible du regard

Vue simple du jardin et de la maison montrant l’observation du lieu avant toute installation

S’il y a bien une chose que ce défi change déjà, ce n’est pas encore le décor.
👉 C’est mon regard.

Avant, je voyais surtout :

  • ce qu’il manquait,
  • ce qu’il fallait acheter,
  • ce qu’il faudrait construire plus tard.

Aujourd’hui, je regarde d’abord :

  • ce qui existe déjà,
  • les contraintes naturelles,
  • les cycles,
  • le temps réellement disponible,
  • l’organisation familiale telle qu’elle est, pas telle que je l’imagine.

Je ne me demande plus seulement : “qu’est-ce que je peux ajouter ?”
Je me demande de plus en plus souvent : “qu’est-ce que je peux mieux comprendre ?”

Et ce changement est important, parce qu’il évite de tomber dans un piège classique :
vouloir “installer des solutions” avant même d’avoir vraiment compris le lieu… et le rythme de la famille.

🔎 Un exemple très concret dans notre quotidien

Mains en train de réparer ou réutiliser un objet simple sur un établi, symbole de sobriété choisie

Pour rendre tout ça plus concret, je vais prendre un exemple simple, presque banal.

Ces dernières semaines, j’ai remarqué que je changeais des habitudes sans même m’en rendre compte.

Avant, face à un besoin, une envie, une idée : la réponse était souvent rapide.
Acheter. Remplacer. Ajouter. Faire “comme on voit ailleurs”.

Aujourd’hui, une petite série de questions revient presque automatiquement :

  • Est-ce que j’en ai vraiment besoin ?
  • Est-ce que j’ai déjà quelque chose qui peut faire l’affaire ?
  • Est-ce que je peux réparer, détourner, simplifier ?
  • Est-ce que ce choix va dans le sens du projet familial que je veux construire ?

Rien de spectaculaire.
Pas de révolution du jour au lendemain.

Mais répété semaine après semaine, ça modifie beaucoup de choses :

  • la manière de consommer,
  • la manière d’organiser la maison,
  • la manière de parler des besoins en famille,
  • et même la manière dont les enfants perçoivent le “tout, tout de suite”.

Et c’est là que je mesure un truc important :
le Défi Autosuffisance 2026 n’est pas seulement un projet “de production”.
C’est aussi un projet de cohérence, de transmission, et de réappropriation de gestes simples.

🐢 Continuer même quand le résultat n’est pas encore là

Je préfère être honnête : il y a des moments de doute.

Il m’arrive de me demander :

  • si le projet n’avance pas trop lentement,
  • si je ne devrais pas “faire plus”,
  • si tout cela est vraiment compatible avec une vie déjà bien remplie.

Mais je crois que ces questions font partie du chemin.

On vit dans une époque où tout doit aller vite, où il faut des résultats visibles, mesurables, partageables.
L’autosuffisance, elle, fonctionne sur un autre tempo.

Ce n’est pas une ligne droite.
Ce n’est pas un sprint.
C’est un chemin fait d’essais, d’ajustements, et de petites améliorations.

Et accepter ça, c’est déjà une forme de progression.

Chemin de campagne avec traces de pas, symbolisant la progression lente et régulière

🌾 Ce que ce défi m’apprend déjà

Plus j’avance, plus je comprends que ce défi n’est pas une “checklist” à cocher pour arriver à un niveau parfait.

C’est plutôt :

  • une école de patience,
  • un apprentissage du réel,
  • une manière de redonner du sens au quotidien,
  • un cadre pour avancer sans pression.

Ce défi me rappelle que chaque petit pas compte.
Même ceux qui ne produisent encore rien de visible.
Même ceux qui semblent insignifiants pris isolément.

Parce qu’au fond, ce sont ces petits pas répétés qui construisent quelque chose de durable.

🌱 Ce que ce défi m’enseigne déjà

Je n’en suis qu’au début.
Il n’y a pas encore de grandes réussites à montrer.

Mais il y a déjà une direction claire.

Ce défi ne cherche pas la perfection.
Il ne cherche pas à impressionner.
Il cherche à ancrer, petit à petit, une autre manière de vivre en famille : plus simple, plus cohérente, plus reliée au lieu.

Si toi aussi tu avances lentement, avec des doutes, des hésitations, des petits pas invisibles…
alors tu es probablement déjà sur le bon chemin.

Je continue.
Pas à pas.

Et si tu veux suivre la suite, tu peux retrouver toute la série sur la page : Défi Autosuffisance 2026.

À bientôt,
Stéphane

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