Pourquoi je ne cherche pas l’autosuffisance totale

Quand on parle d’autosuffisance familiale, une idée revient presque toujours :
celle de tout produire soi-même, de ne plus dépendre de rien ni de personne.

C’est une image forte.
Mais c’est aussi, souvent, une source de fatigue, de découragement… et parfois d’échec.

Dans ce défi, je parle d’autosuffisance familiale au quotidien, sans viser l’autonomie totale.

Dans un premier article, j’expliquais pourquoi j’ai choisi de commencer par observer plutôt que produire.

🧭 L’autosuffisance totale : une illusion séduisante

Produire sa nourriture, son énergie, gérer son eau, ses déchets, ses animaux…
Sur le papier, tout semble possible.

Dans la réalité :

  • nous dépendons toujours d’outils
  • de pièces détachées
  • de savoirs extérieurs
  • d’échanges humains
  • d’un contexte social

Même les systèmes les plus “autonomes” reposent sur des dépendances invisibles.

Reconnaître cela, ce n’est pas renoncer.
C’est être lucide.

🌱 Ce que je cherche vraiment

Mon objectif n’est pas de tout produire.
Il est de réduire certaines dépendances, pas de les supprimer.

Je cherche :

  • plus de résilience
  • plus de cohérence
  • plus de lien avec le vivant
  • plus de capacité d’adaptation

👉 L’autosuffisance, pour moi, est un curseur, pas un absolu.

🧠 Le danger de vouloir “tout faire”

Vouloir tout produire entraîne souvent :

  • une surcharge de travail
  • une pression permanente
  • une culpabilité quand on n’y arrive pas
  • un déséquilibre familial

Or, un système qui épuise n’est pas un système résilient.

Je préfère :

  • peu de productions
  • bien intégrées
  • compatibles avec notre quotidien
  • et durables dans le temps

🏡 Une approche familiale avant tout

Ce défi s’inscrit dans une vie réelle :

  • avec du travail
  • une famille
  • des imprévus
  • de la fatigue

L’autosuffisance n’a de sens que si elle s’intègre à la vie,
pas si elle la remplace ou l’écrase.

🌿 Ce que cela change concrètement pour la suite

Ce choix influence toutes les décisions à venir :

  • combien d’animaux intégrer
  • quelles cultures privilégier
  • quels systèmes laisser de côté
  • quand ralentir

👉 Chaque ajout devra simplifier le système, pas le compliquer.

Conclusion

Renoncer à l’autosuffisance totale n’est pas un échec.
C’est un acte de maturité.

Dans la suite du défi, je continuerai à avancer pas à pas,
en cherchant l’équilibre plutôt que la performance.

Cet article s’inscrit dans le cadre du Défi Autosuffisance 2026, un projet documenté mois après mois.

Pour la suite

Dans le prochain article, je parlerai d’un autre élément souvent sous-estimé :
👉 le quotidien réel, et ce qu’il impose à nos projets.

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