Dans la continuité de l’article précédent sur l’observation avant l’action…
Quand on commence à s’intéresser à l’autosuffisance familiale, une tentation revient souvent :
celle d’ajouter.
Ajouter des cultures.
Ajouter des animaux.
Ajouter des équipements.
Ajouter des solutions.
Avant même de se demander si c’est nécessaire.
Pour ce Défi Autosuffisance 2026, j’ai volontairement choisi une autre approche :
commencer par faire l’inventaire de ce qui est déjà là.
🌱 Pourquoi cette étape est souvent oubliée
Faire l’inventaire n’est pas spectaculaire.
Il n’y a rien à montrer, rien à construire, rien à acheter.
Et pourtant, c’est souvent à cet endroit que tout se joue.
Parce que ce que nous possédons déjà — en ressources, en temps, en compétences, en contraintes — conditionne la suite bien plus que n’importe quelle “bonne idée”.
🏡 Le lieu : terrain, exposition, contraintes
Avant toute projection, il a fallu regarder le lieu tel qu’il est, sans filtre.
- La surface réellement utilisable
- Les zones ensoleillées et celles qui ne le sont pas
- Les pentes, les passages, les limites
- Les endroits déjà fréquentés… et ceux qui ne le sont jamais
Ce regard-là permet de comprendre une chose essentielle :
👉 le lieu impose déjà des choix, même si on ne les a pas encore formulés.
🐔 Les animaux déjà présents
Nous ne partons pas d’une feuille blanche.
Il y a déjà :
- des poules
- des lapins
- un équilibre fragile à respecter
Avant d’envisager d’autres animaux ou d’autres systèmes, il était indispensable de se demander :
- Quelle charge quotidienne cela représente-t-il réellement ?
- Qu’est-ce qui fonctionne aujourd’hui ?
- Qu’est-ce qui demande déjà trop d’énergie ?
L’autosuffisance ne se mesure pas au nombre d’animaux, mais à la capacité à en prendre soin durablement.
⏳ Le temps disponible (le vrai)
C’est probablement l’inventaire le plus délicat.
Il ne s’agit pas du temps idéal, ni du temps rêvé, mais du temps réellement disponible :
- en semaine
- le week-end
- selon les saisons
- selon l’énergie du moment
Cet inventaire-là remet beaucoup de choses à leur juste place.
Il évite de bâtir des systèmes trop lourds pour la réalité familiale.
🧠 Les compétences… et les limites
Il y a aussi ce que nous savons déjà faire :
- jardiner un peu
- observer
- bricoler
- apprendre en marchant
Et ce que nous ne savons pas encore faire.
Reconnaître ses limites n’est pas un aveu d’échec.
C’est une base saine pour progresser sans se mettre en difficulté.
🌿 Ce que cet inventaire change concrètement
À ce stade du défi, rien n’a encore été ajouté.
Mais beaucoup de choses ont déjà été clarifiées.
Cet inventaire permet :
- d’éviter des erreurs coûteuses
- de respecter le rythme familial
- de poser des bases solides
- de faire des choix plus cohérents par la suite
C’est une étape discrète, mais structurante.
🌱 Pour la suite
Dans le prochain article, je m’attarderai sur une question simple mais déterminante :
où va l’eau ici, naturellement ?
Parce qu’avant de penser production, il faut comprendre les flux.
Et l’eau est souvent le premier d’entre eux.
À bientôt,
Stéphane



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